~ Louisa, L’innocence

 

 

Louisa, Une innocence corrompue

(dans l’univers de Vampire)

 

~ ~ ~ ~ ~ ~ 

 

Elle n’est pas d’ici, pays du sud, du soleil. Noblesse reconnue, La douce voyage, elle visite. Exquise et délicieuse, elle vit avec l’insouciance des innocents. Elle est venue en la cité des lumières épanouir son savoir, ses connaissances. Elle ne se doute pas que c’est dans la lumière que les ténèbres la guettent. Malheur, elle s’écarte, être immortel, il fond sur elle. Périr, elle se meurt, être mortel, elle renaît différente. Pâle, qu’a-t-il fait d’elle ? Une compagne, il voulait simplement combler une solitude, pure geste égoïste.

 

Les règles ont été bafouées mais l’ancien revoit son aimée en sa descendance, il la retrouve. Ô destinée ! Que peux-tu être cruelle. Choisir sa parenté mortelle, pourquoi ? La loi voulait qu’elle soit détruite, elle qui était revenue sous les traits de cet être innocent maintenant corrompu. La détruire lui est impossible, un autre innocent payera pour sa vie envolée, son innocence dépouillée.

 

La Rose, si belle aux yeux des ignorants mais si blessante, comme elle peut faire mal. Son seigneur, une Rose sans pétales mais aux épines si présentes. Cruauté, ivresse, que de décadence en cet être. Coterie de dépravés, il la livre, la place entre les mains écarlates d’un ancien corrompu de la Lune.

 

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Ses premiers pas dans les ténèbres, une douce descente aux enfers. Un jouet, elle est maltraitée, son esprit n’est pas de taille, elle sombre. La folie devient sa compagne, voilant les vérités, l’illusion devient sa réalité. On la guide sur ses chemins, folie, elle ne sait pas, elle ne sait rien, tout n’est que faux semblant et pourtant tellement vrai à son esprit. Une innocence corrompue, la Lune s’amuse d’elle, nouvel amusement face à son éternité.

 

Par deux fois, elle s’abreuve de la pourpre puissance, par deux fois elle oublie. Qu’il est mal de voler l’âme d’autrui. Comment peut-elle savoir ce qu’on lui cache. La décadente Lune s’amuse de cette corruption traîtresse. Ignorante, elle va, lente descente aux enfers, accompagnée d’ombre folle. Puissant, que peut-elle faire ? Rien, si ce n’est oublier et il l’aide généreusement. Douce chute, tendre folie, qu’il est bon de se voiler la face pour échapper à l’horreur.

 

Le temps passe, elle vit toujours dans les ténèbres, le temps passe elle erre toujours dans les enfers. L’horreur, encore ! Pourquoi devrait-elle disparaître ? Esprit malin qui l’entraîne sur des chemins de traverses.

 

Vous autres Giovannis, aimez-vous tant jouer ainsi avec l’innocence ? L’esprit des morts vient malgré lui révéler de sombres secrets. La pauvre enfant, elle est perdue, mortels, immortels, tous sont liés. Elle est la descendante, l’enfant de l’amante victime innocente de la jalousie d’un fils infidèle. Jamais elles n’auraient dû se rencontrer, trop d’époques révolues les séparent. Son ancien, son silence, une torture maintenant révélée, un secret maintenant apaisé. Voila pourquoi elle a survécu.

 

Illusions, encore et toujours. Les larmes de sang, les regrets sont inutiles, la folie, sa compagne traîtresse, la console masquant ses pleurs. Cruelle folie qui lui cache ce qu’elle est, voilant à son esprit la bête. Prédatrice, elle est là, bien présente, tapie jusqu’alors, se révélant soudainement. Comment peuvent-il tous laisser faire, elle, une Rose, non une Lune. Sont-ils tous aveugles, elle est sur le point de basculer, de sombrer dans les abysses, la plus pure folie. Que d’horreur a-t-elle vécu, si fragile, sa bête s’est repue, prenant place, s’imposant.

 

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La Rose, unie aux yeux des autres, guerre fratricide en son sein. Parodie, l’apparence des uns aident la fourberie des autres. Des soirées macabres, quelle Rose survivra. Amour incestueux, seigneur dépravé, il la pousse dans ses manigances. Utile, elle reste un jouet, celle qui paye. Encore l’horreur, abandonnée, elle côtoie à nouveau l’épouvante. Un Sage est écartelé, comme elle victime innocente. Pourquoi ? Son silence, une protection bien fragile, elle pleure de futiles larmes de sang. Elle se renferme, l’animal prend place, de plus en plus place. Elle ne veut plus, son cœur souffre trop. Ses deux compagnes, la bête et la folie s’abreuvent de cette souffrance, elles s’en délectent.

 

Etincelle d’espoir, une Louve, mère protectrice, veille. Est-ce la fin du gouffre ? Juste un peu de douceur, de chaleur. L’apaisement de la bête, d’un cœur tiraillé, torturé. Un instant éphémère de paix. Un loup la guide, l’écartant d’un vide sans retour de justesse. Elle doit se reconstruire. Comment peut-elle faire ? Partir ?

 

Il y a trop d’écarts, trop de bris, le regard de Dieu se tourne vers eux. Qu’ont-ils fait ? La panique s’empare de leur esprit, ils n’ont que ce qu’ils méritent. Quelle douce vengeance de feu et de cendre. Qu’ils brûlent en enfer tous ses traîtres, ses menteurs. L’innocence, elle, est partie, appelée au loin par un Sage. Providence, qu’il la protège, surtout d’elle-même.

 

Un peu de tranquillité, la fin des mensonges et des illusions ? Il prend soin d’elle, la bête s’apaise, elle apprend, il la guide. Mais pourquoi la sauver des enfers ? Pourquoi fait-il ça ? Jamais elle n’aura la réponse, jamais elle ne saura. Encore et toujours des secrets, elle doit vivre avec.

 

Du temps, du calme, elle peut penser à se retrouver, partir à la recherche de l’innocente égarée en enfer. Mais l’innocente est perdue, elle n’est plus, elle doit se reconstruire. Compagnon palpable et tangible, il l’accompagne désormais. Sa menteuse et irréelle compagne la folie est chassée, elle part se cacher. Le retour au calme après la tempête ? Sa folie s’estompe doucement.

 

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Le temps du retour est venu. Elle revient vers la cité des lumières, l’empire des ténèbres. Plus sereine, elle ne s’est pas trouvée mais le chemin est là, tout près. Engeance félonne respectueuse des traditions, acceptée, elle reste malgré tout en retrait. Des ennemis rôdent, Roses semblables, ils sont présents. Guerre fratricide, doit-elle reprendre ? Elle les évite, elle qui a été le jouet, elle ne veut plus amuser. Fragile stabilité durement mise à l’épreuve. Les fourbes, ils tentent malgré tout de s’en amuser. Elle fond dans les ombres sans rejoindre les folles ténèbres qu’elle a connues.

 

Jeune Sage innocente, toi aussi tu souffres. Sabbatiques, vous qui lui avez volé son amour éternel l’avez blessée. Cœur tiraillé d’une vengeance irréelle. Douleur distincte, si semblable, elles connaissant la souffrance. Compassion mutuelle, une fragile candeur, est-ce possible ? Délicate bougie brûlant dans les ténèbres. Vengeance lui est offerte, pourtant interdite. Détruire le destructeur comme l’amour immortel fut détruit. La protégée commet l’immoral, une âme volée. Comment ne pas comprendre son geste, semblable sentence d’une corruption accomplie. Acte proscris, la chasse est levée, le sang est chassé, toutes deux disparaissent. L’actrice s’envole, fuyant la mort, la spectatrice s’évanouit.

 

Un acte vient de passer, la fin d’un chapitre. Elle chemine maintenant vers de nouveaux jardins, trouvera-t-elle son chemin ?

 

 

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Neige

(Illustration Stéphanie Pui-Mun-Law)

 

 

Publié dans : ||le 6 août, 2008 |1 Commentaire »

1 Commentaire Commenter.

  1. le 14 janvier 2009 à 15:13 pieroulick écrit:

    louisa:

    Sur la trame d’or du fil du temps, la belle promesse Pleine de confiance et d’innocence, dans une mise nouvelle Légère comme un voile sans accroc, faite d’une seule pièce Est portée par la bise glacée, et par ses ailes.

    Au dessus de l’étrange soif des puissances pourpres L’enfer naissant sème les ténèbres au soir de l’éternité Et, vers l’innocence qui manque, la folie des cœurs Appelle le bonheur, qui vient comme nuée de fleurs.

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